Comme tout le monde, j'aime me détendre aux toilettes pendant qu'un autre de mes muscles fait de même. Pour se faire il y a plusieurs solutions : la lecture de magazines, du papillonnage sur divers réseaux sociaux ou jouer à des jeux.
Or un matin, je fus confronté à l'absence de magazines récents, l'immobilité des mes notifications ainsi que le manque de jeu. Un rapide tour de l'Apple Store me fit découvrir une petite pépite : Divide by Sheep.




DIVISE MOI UN MOUTON

Un jeu de puzzle mathématiques.
C’est la définition presque parfaite que l’on pourrait faire de Divide by Sheep.
La mort s’ennuie. Elle décide alors de se faire de nouveaux amis en provoquant des inondations qui tuent une grande partie de la faune. Cependant, tous les animaux ne sont pas encore prêts à la rejoindre. Les survivants se retrouvent parqués sur de petits îlots en attendant d’être secourus. C’est là que nous intervenons. Il va falloir guider notre bétail à travers monts et marées jusqu’au canot de sauvetage. Mais sur ces lopins de fortune, pas de place pour tout le monde… Et c’est là que nous entrons en jeu. A travers des permutations de population, il va nous falloir ramener à bon port nos petits survivants.

Si tu aimes les petits problèmes, ceux du genre insolvables au premier abord jusqu’au déclic qui t’arrache un “Oh !”, dans ce cas, tu vas tout autant que moi aimer fractionner ces adorables moutons.
Même si nous ne l’avouons pas tous, ce qui nous plaît au premier regard, c’est le graphisme( une sombre histoire d’hormones), d’autant plus quand on y trouve des moutons et des loups tout ronds. En outre, c’est l’animation de tous ces pixels qui me pousse à aimer davantage un jeu : lorsque la magie opère entre deux frames. Brrrrrrrrr ! Ca me fait des frissons tout le long de l’échine.

Dans son ensemble, le jeu reste somme toute classique. Et comme bon nombre de jeux tablette, il possède trois étoiles à débloquer dans chaque niveau. Selon moi, le véritable intérêt de ce jeu consiste à débloquer toutes les étoiles en remplissant les objectifs arithmétiques qui nous sont demandés. Mais pas de frustration ! Il te suffira d’obtenir seulement l’une d’entre elles pour passer au niveau suivant en te laissant tout le loisir d’y revenir plus tard.

Avec quatre chapitres comptant 30 niveaux chacun, nous arrivons à un total de 120 niveaux soit 360 étoiles... Les maths sont partout ! On se retrouve donc avec un jeu à la durée de vie plus que généreuse. Après une longue phase de découverte à compléter les 30 premiers niveaux, j’ai enfin trouvé mon rythme de croisière pour prendre du plaisir à chacune des sessions suivantes. Un niveau par ci, trois niveaux par là, je m’y suis mis petit à petit afin de digérer cette vague de moutons.
Un cinquième chapitre semble être en cours de développement et vu le genre de la maison, on peut espérer qu’il soit gratuit. Un jeu complet à son achat, pour un prix dérisoire et sans contenu payant, c’est un fait rare qu’il faut souligner. Les bonnes valeurs se perdent ma petite dame.



TABLETTE ET TABLE DE NUIT

Ma copine possède un iPad. Je sais, c’est fou !
Une fois le traditionnel quart d’heure passé à faire glisser mon doigt dessus pour me rendre compte qu’une souris c’est quand même plus pratique, je l’avais relégué aux objets “qui font bien sur la table de chevet mais dont je ne me sers pas”. A l’occasion, un petit film dans le lit ou une lecture de mail, mais ça n’allait pas plus loin.

L’iPad prenait la poussière jusqu’à ce qu’un beau jour ma copine me montre l’Apple Store et son utilité. Une bibliothèque de mini-jeux : voilà ce que fut ma première pensée. Et effectivement, je ne me suis pas trompé car elle regorge de jeux tous plus fun les uns que les autres. Étant un habitué de Steam depuis plus de 10 ans, j’affectionne à craquer mon slip à chaque période de soldes comme le reste de la communauté. Cette même frénésie d’achats compulsifs est survenue en moi devant tous ces jeux qui d’un coup devenaient accessibles pour une somme dérisoire. Je te laisse imaginer la suite…

Une fois les pieds redescendus sur terre, il faut l’avouer les prix ont beau être attractifs, la qualité globale reste très inégale d’un jeu à l’autre. La découverte d’une pépite vidéoludique en deviendrait presque une aventure en soit, tant la page d’accueil du Store n’est gage de qualité. On se met à opter pour des stratégies de filtrage avec beaucoup de scrolling, on épluche les trailers et les screenshots des prétendants potentiels, on analyse les commentaires et compare les notes entre deux titres... Tout cela fait partie d’une petite danse qui précédera l’achat. Excitation, suspension du temps, surprise ou déception : une palette de sentiments bien connus qui s’apparente à l’ouverture d’un booster de cartes à collectionner.

Sans que je ne m’en rende compte, l’iPad a doucement mais sûrement remplacé ma GameBoy. Des pouces à l’index, toutes mes vieilles habitudes se sont envolées au profit de traces de doigt sur un écran rétro-éclairé. Alors qu’enfant je ne jurais que par Nintendo, les temps ont bien changé et même si je pense que mon Mini-Moi-du-Passé me bafferait allègrement en sachant cela, l’iPad trône fièrement sur ma table de nuit tandis que ma GameBoy prend la poussière.



CONCLUSION

Un jeu où des moutons mignons divisent leur population selon ton bon vouloir pour que tu puisses résoudre des problèmes de mathématiques, rendre sympa des équations mathématique ludiques sans pour autant en soustraire la complexité. L’addition de ses éléments en font un jeu épatant et cela ne peut que multiplier le plaisir généré.
C’est celle-là, la bonne définition de Divide by Sheep.