Les soldes de Noël ne concernent pas que les pulls rayés gratifiés d’un cerf au nez rouge. C’est aussi l’occasion pour le pôle vidéoludique de baisser ses prix et de nous laisser entrevoir ceux qui viendront remplir nos disques durs.



C'EST TON DESTIN !

Il y a fort, fort longtemps Destiny avait fait parler de lui à travers quelques tranches de son gameplay et la promesse d’un MMO FPS. Mais n’étant pas propriétaire d’une PS4 et ne comptant pas remplir mon meuble de télévision de si tôt, je l’avais relégué dans un coin de ma tête...
Quelques années plus tard, alors que je vagabonde sur le Playstation Store pépouze, devinez sur quelle démo je tombe ? Une installation plus tard, je suis sous le charme !

Je n’avais pas touché à un FPS console depuis une bonne décennie (sur Nintendo 64 avec Perfect Dark, mais j’y reviendrai) et il faut bien avouer que depuis mon passage au duo clavier/souris, c’était devenu rédhibitoire.
La première mission a fait voler en éclat cet à priori. Certes, j’ai du mal à viser. Oui, les mouvements de caméra suite au recul me donnent la nausée. Mais ! Mais, j’ai adoré me plonger dans cet univers. Les graphismes m’ont mis un coup à l'entrejambe sans possibilité de progéniture. Et petite déformation professionnelle, j’ai grandement apprécié le travail graphique qui virevolte autour du jeu.
La démo achevée, j’en veux encore…



ALLEZ VIENS, ON EST BIEN !

Il ne m’a pas fallu longtemps pour convaincre mon frère de se joindre à mon périple galactique. Effet madeleine de Proust garantie, au bout de quelques minutes à jouer ensemble je me suis souvenu du nombre incalculable d’heures passées sur Perfect Dark.
Flashback : Digne successeur de son grand frère GoldenEye 64, Perfect Dark avait amené en plus d‘un alien prénommé Elvis, les missions coopératives. Ce qui avait engendré dans notre fratrie autant de rires que de pleurs.
Retour au présent : l’écran splitté n’est plus et c’est par la magie d’internet (gloire lui soit rendu) que nous communiquons. Les fous rires et les pleurs reviennent. On se retrouve à jouer aux cowboys de l’espace comme lorsque nous étions enfants.

Les souvenirs ressurgissent, leurs ressemblances avec le présent sont frappantes. Retrouver cette complicité aux commandes d’une manette m’a rendu nostalgique d’une époque révolue : le canapé. La console. L’infini.



LES GARDIENS DE LA DESTINEE

Alors que mon vaisseau s’attarde dans le vide spatial, mes yeux se posent sur ce qui semble être un coucher de soleil sur Vénus. Bien calé, au fond de mon cockpit, la musique rugissant un vieux titre oublié de la radio, je rêvasse.
J’imagine un autre vaisseau me dépassant, Chris Pratt à son bord me saluant. Rien d’étonnant. Les deux univers transpirent la même énergie et ont eu le même effet sur moi : la joie de la découverte.

Je fais partie de ces gens qui adorent découvrir un univers.
Souvent le modèle de base reste en grande partie notre bonne vieille Terre, cependant chacun y va de ses propres règles qui redéfinissent tout ce que l’on croyait savoir. D’ailleurs, ça commence souvent à base de “Et si ?”.
Et si les machines dominaient les humains ? Et s'il existait une école de sorciers ? Et si l’humanité découvrait un artefact sur Mars ? Et là, ça part ! Il peut même y avoir quelques incohérences, ce n’est pas important. Ce qui compte réellement, c’est de stimuler l’imaginaire.

Partir sur une nouvelle license est toujours risqué et pourtant j’ai l’impression qu’elle touche plus le public qu’une énième suite. Car, bêtes êtres humains que nous sommes, nous aimons la nouveauté. Et quoi de mieux qu’une nouvelle license pour nous offrir une nouvelle série de première fois ?

C’est exactement ce que j’ai ressenti avec Destiny. Il m’a permis de me replonger dans un genre que j’avais mis de côté. J’ai redécouvert ce que je pensais tenir pour acquis et je m’y suis noyé.